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Espace public et reconstruction du politique

janvier 4, 2013

   Programme  2012-2013 

Salle F 673, Faculté des SHS, Sorbonne   17h à 19h 

(Entrée par le 54, rue Saint-Jacques, Paris 5ème. Galerie Gerson/ Escalier G2)

Responsables du séminaire :

Pierre-Antoine Chardel (ETOS, Institut Mines -Télécom & CERSES, CNRS / Université Paris Descartes) ; Brigitte Frelat-Kahn (Université de Picardie Jules Verne) ; Jan Spurk (CERSES, CNRS / Université Paris Descartes)

S’il est une question qui regarde la démocratie, c’est bien celle de l’institution de l’espace collectif et de la formalisation de l’expression du public. La démocratie politique peut être définie comme ce régime où le peuple prend part au gouvernement. La question de la participation dessine la complexité de la notion d’espace public. Comment en effet le peuple prend-il part au politique et exerce-t-il ainsi sa souveraineté ? Dans une certaine conception, abstraitement conçue, l’espace public se définit dans la dualité stricte du privé et du public/politique. On peut, tout différemment, en pensant le rôle de l’opinion publique, dissocier action politique et exercice du gouvernement, et s’interroger sur son pouvoir direct et/ou indirect. La notion d’espace public viendrait alors désigner ce lieu intermédiaire entre société civile et Etat ou entre le privé et le politique. Lieu de visibilité de la pluralité des expressions, il est en même temps l’espace d’élaboration d’un collectif qui, s’il ne fait pas toujours consensus, est néanmoins un commun et un partagé.

L’espace public n’est pas ainsi seulement un lieu d’échanges d’opinions et de création de consensus ou de consentement discursif ; il est aussi un lieu d’expression et de production de liens sociaux hiérarchisés et faits de rapports de pouvoir et de domination. La quête de sens et la création des liens sociaux vont ensemble. Leur détermination et la mise en commun dans l’espace public se fait toujours contre un « autre » en regard d’un « nous » ; question de l’altérité et de la sécurité. Ils mettent en jeu par ailleurs un rapport à la temporalité : les acteurs de l’espace public partagent au moins implicitement le sens qu’ils donnent au présent, une référence au passé et à la transmission, et une ouverture au possible et à l’avenir. Ce lien politique qui pouvait ouvrir à une pluralité d’espaces public semble aujourd’hui être en question ou, peut-être, est-il dépassé et remplacé par des logiques discursives, médiatiques et technologiques. Ces difficultés semblent emporter ainsi notre rapport à l’inconnu et au possible. Elles affectent les cadres intellectuels et mentaux qui structuraient notre représentation du monde. Ce séminaire a comme finalité de soumettre au débat des analyses de l’état de l’espace public, des théories qui proposent des explications du développement de l’espace public et de ses avenirs possibles.

  • Séance du jeudi 7 février 2013 (Amphi Durkheim) : Judith REVEL, philosophe, maître de conférences à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) : Titre à venir
  • Séance du jeudi 21 mars 2013 : Jacques LEVY, géographe et urbaniste, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne : « L’espace public : le politique comme commencement ».
  • Séance du jeudi 11 avril 2013 : Nathalie HEINICH, sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre du CRAL (EHESS / CNRS) : Titre à venir

 

Le séminaire se prolongera par un colloque qui se dérouleraen mai 2013.

Contact et renseignement pour la participation au séminaire auprès de Pierre-Antoine Chardel: pierre-antoine.chardel@mines-telecom.fr

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